Qui était Jojakim dans la Bible

Jojakim est un roi de Juda, fils du roi Josias, qui règne pendant 11 ans, généralement situé entre 609 et 598 av. J.-C.. Les textes bibliques le présentent comme un souverain installé par le pharaon Nékao II, d’abord vassal de l’Égypte puis soumis à Babylone après la bataille de Carchemish en 605 av. J.-C. La réponse courte tient donc en une formule simple : Jojakim est un roi davidique de Juda, connu autant pour son contexte politique instable que pour les critiques très sévères formulées contre lui dans Jérémie, 2 Rois et 2 Chroniques.

Son identité reste pourtant plus complexe qu’un simple nom royal. Les sources mentionnent aussi Éliakim, son nom avant avènement, ainsi que les variantes Joiaqim et Jehoiakim. Sa place dans la succession après la mort de Josias, sa relation avec Nékao II puis Nabuchodonosor II, son conflit avec Jérémie et la différence avec son fils Jojakin expliquent les confusions fréquentes. Les sections qui suivent détaillent ces points, pour aller plus loin.


Qui était Jojakim dans la Bible : la réponse courte
11 ans
C’est la durée du règne de Jojakim, roi de Juda, fils de Josias, placé sur le trône par le pharaon d’Égypte avant de passer sous domination babylonienne.

Contexte : les chronologies varient légèrement, mais la plupart situent son règne entre 609 et 598 av. J.-C.
À retenir
  • 💡 Jojakim est le fils du roi Josias et appartient à la lignée royale de Juda
  • 💡 11 ans de règne sont attribués à son gouvernement selon 2 Rois et 2 Chroniques
  • 💡 Éliakim est son nom avant que Nékao II ne le renomme lors de son installation
  • 💡 Jérémie 36 rapporte qu’il fait brûler le rouleau des prophéties dictées à Baruch

Qui était Jojakim dans la Bible ?

Jojakim apparaît dans la Bible comme un roi de Juda issu de la dynastie de David. Les données généalogiques de 1 Chroniques 3:15-16 et les récits de 2 Rois et 2 Chroniques le placent parmi les fils de Josias, dans les dernières décennies du royaume de Juda, peu avant la chute de Jérusalem. Son règne s’inscrit dans une période dominée par la rivalité entre l’Égypte et Babylone.

Les textes bibliques le présentent aussi sous un angle moral. 2 Rois 23:37 et 2 Chroniques 36:5 résument son comportement par la formule selon laquelle il fit ce qui est mal aux yeux de Dieu. Cette appréciation structure une grande partie de son portrait biblique, surtout dans le livre de Jérémie, qui critique ses choix politiques, ses pratiques sociales et son attitude envers la parole prophétique. Pour aller plus loin, les sous-sections suivantes précisent son origine et son changement de nom.

Fils du roi Josias et membre de la lignée royale de Juda

Jojakim est le fils du roi Josias, l’un des derniers rois de Juda. Sa mère est nommée Zébida, fille de Pedaïa de Rouma, selon 2 Rois 23:36. Ce détail généalogique distingue nettement Jojakim de son fils Jojakin, dont la mère est Nehuschtha, mentionnée en 2 Rois 24:8.

La fratrie de Jojakim comprend notamment Joachaz et Sédécias, d’après 1 Chroniques 3:15. Cette famille royale occupe une place centrale dans les derniers événements du royaume de Juda. La succession entre frères, puis entre père et fils, explique une partie des confusions dans les lectures rapides des textes. Pour aller plus loin, la question du nom permet de mieux l’identifier.

Éliakim avant son avènement : pourquoi son nom devient Jojakim

Avant son accession au trône, les sources bibliques l’appellent Éliakim. 2 Chroniques 36:4 précise que le pharaon Nékao II change son nom lorsqu’il l’installe comme roi de Juda. Le changement de nom signale une prise de contrôle politique : le nouveau souverain gouverne alors sous influence égyptienne.

La forme Jojakim, souvent rendue Jehoiakim dans les traductions anglophones, appartient donc à la phase royale de son identité. Cette pratique n’est pas isolée dans l’Antiquité proche-orientale, où un suzerain peut marquer son autorité en renommant un vassal. Pour aller plus loin, le sens même du nom apporte un éclairage utile.

Quel est le sens du nom Jojakim ?

Le nom Jojakim correspond à l’hébreu Yehôyaqîm et reçoit généralement le sens de « YHWH a établi », « YHWH a élevé » ou « YHWH a mis debout ». Les lexiques bibliques et les notices étymologiques convergent sur cette idée d’établissement ou de mise en place. Le nom porte donc une dimension théologique claire, centrée sur l’action de Dieu.

Cette signification ne doit pas être confondue avec celle de Jojakin, en hébreu Yehowyakiyn. Les deux noms restent proches à l’oreille, mais les traditions lexicographiques les distinguent, notamment avec la référence Strong’s #3078 pour Jojakin. Dans la pratique, cette proximité explique de nombreuses erreurs de lecture, surtout lorsque les formes françaises, anglaises et hébraïques se croisent. Pour aller plus loin, l’accès au trône montre comment Jojakim entre réellement dans l’histoire politique de Juda.

Comment Jojakim devient-il roi de Juda ?

Jojakim ne monte pas sur le trône par une succession paisible. La mort de Josias à Megiddo, généralement datée de 609 av. J.-C., ouvre une crise de pouvoir dans un royaume déjà pris entre grandes puissances. Le peuple élève d’abord Joachaz au rang de roi, mais cette décision ne dure pas.

Le récit biblique situe ensuite l’intervention du pouvoir égyptien. Nékao II dépose Joachaz après seulement 3 mois, puis installe Éliakim, qu’il renomme Jojakim. Le nouveau roi commence donc son règne dans une position de dépendance diplomatique et militaire. Ce point explique la tonalité très politique des textes qui parlent de lui. Pour aller plus loin, les deux sous-sections suivantes détaillent la succession et le rôle de l’Égypte.

La crise de succession après la mort de Josias

Après la mort de Josias à Megiddo, le peuple de Juda proclame roi Joachaz, aussi appelé Schallum. 2 Chroniques 36:1-2 indique qu’il règne seulement trois mois à Jérusalem. Cette brièveté montre qu’une légitimité interne ne suffit pas dans un contexte dominé par les empires voisins.

Le basculement s’opère rapidement. Le pharaon fait arrêter Joachaz, l’emmène en Égypte et impose un autre fils de Josias sur le trône. Ce changement n’est donc pas seulement dynastique. Il marque aussi la perte d’autonomie de Juda face à la politique régionale. Pour aller plus loin, le rôle direct de Nékao II éclaire le statut initial de Jojakim.

Le rôle du pharaon Nékao II dans son installation sur le trône

Nékao II choisit Éliakim pour remplacer Joachaz, puis lui donne le nom de Jojakim, selon 2 Chroniques 36:4. Ce geste correspond à une installation contrôlée depuis l’extérieur. Jojakim gouverne donc d’abord comme un roi vassal de l’Égypte, et non comme un souverain pleinement indépendant.

Les sources bibliques associent aussi cette domination à un tribut. Le royaume doit répondre aux exigences du pouvoir égyptien, ce qui pèse sur l’administration et la population. Cette dépendance initiale prépare la suite de son règne, quand la victoire babylonienne à Carchemish change l’équilibre régional. Pour aller plus loin, la chronologie du règne permet de suivre ce basculement.

Chronologie et faits marquants du règne de Jojakim

Jojakim règne pendant 11 ans, selon 2 Rois 23:36 et 2 Chroniques 36:5. Les reconstructions chronologiques situent le plus souvent son règne entre 609 et 598 av. J.-C., ou parfois 608 et 597 av. J.-C.. Cette légère différence vient des méthodes de calcul des années de règne et des synchronisations entre sources bibliques et données proche-orientales.

Son gouvernement traverse deux phases nettes. D’abord, Juda dépend de l’Égypte. Ensuite, après la bataille de Carchemish en 605 av. J.-C., Babylone domine la région et Jojakim devient vassal de Nabuchodonosor II. Les textes ajoutent qu’il lui reste soumis environ 3 ans avant de se révolter. Cette décision aggrave la pression militaire sur Juda. Pour aller plus loin, les sous-sections ci-dessous suivent cette séquence.

Un règne d’environ 11 ans entre l’Égypte et Babylone

Le règne de Jojakim commence sous tutelle égyptienne. Cette phase correspond à la période où Nékao II contrôle encore la région après Megiddo. Le roi de Juda doit alors composer avec un cadre imposé de l’extérieur, ce qui limite sa marge d’action politique.

La situation change après la bataille de Carchemish, en 605 av. J.-C.. Nabuchodonosor II y bat les forces égypto-assyriennes, ce qui fait de Babylone la puissance dominante au Levant. Les données historiques et bibliques concordent sur ce tournant. Juda passe alors d’une vassalité à l’autre, sans retrouver d’indépendance. Pour aller plus loin, la question de la révolte explique l’aggravation finale de la crise.

La vassalité à Babylone puis la révolte contre Nabuchodonosor

2 Rois 24:1 indique que Jojakim sert Nabuchodonosor pendant 3 ans, puis se rebelle. Le texte mentionne ensuite des bandes de Chaldéens, d’Araméens, de Moabites et d’Ammonites envoyées contre Juda. Cette formule traduit une pression militaire progressive, faite de raids et de déstabilisation, avant l’intervention plus large du pouvoir babylonien.

Cette révolte compte parmi les décisions les plus lourdes de conséquences de son règne. Les campagnes babyloniennes autour de 601 à 598 av. J.-C. affaiblissent durablement Juda. Elles préparent la captivité de son fils Jojakin et la suite des événements qui mèneront à la chute de Jérusalem sous Sédécias. Pour aller plus loin, un aperçu comparatif aide à distinguer les principales étapes du pouvoir à cette période.

Repères pour distinguer les principales phases autour de Jojakim

👑

Joachaz
Successeur immédiat de Josias

3 mois

📜

Jojakim
Roi installé par Nékao II

11 ans

🏺

Carchemish
Basculement géopolitique majeur

605 av. J.-C.

⛓️

Jojakin
Fils et successeur captif

3 mois

Que dit la Bible sur les actes de Jojakim ?

Les livres historiques et prophétiques donnent de Jojakim une image très négative. La formule de 2 Rois 23:37 et 2 Chroniques 36:5 le classe parmi les rois qui font le mal aux yeux de Dieu. Ce jugement ne reste pas abstrait. Jérémie y ajoute des accusations précises, liées à la justice sociale, à la violence politique et au rejet de l’avertissement prophétique.

Le texte de Jérémie 22:13-17 occupe une place centrale. Le prophète y dénonce la construction d’une maison somptueuse, réalisée sans rémunérer correctement les ouvriers, ainsi qu’une pratique du pouvoir fondée sur l’oppression et le gain injuste. Le portrait biblique associe donc l’échec religieux et l’abus politique. Pour aller plus loin, les deux sous-sections suivantes précisent le jugement moral et les injustices dénoncées.

Un roi jugé mauvais aux yeux de Dieu

La Bible classe Jojakim parmi les rois infidèles de Juda. Cette évaluation n’est pas un commentaire isolé. Elle revient dans plusieurs livres et sert de cadre à l’interprétation de son règne. Les auteurs bibliques lient ses choix à l’idolâtrie, à l’orgueil et au refus des avertissements transmis par les prophètes.

Cette lecture religieuse n’efface pas le contexte politique, mais elle en propose une interprétation morale. Les revers militaires et la pression babylonienne apparaissent alors comme les conséquences d’une conduite condamnée par Dieu. Le texte biblique ne se contente donc pas de rapporter des événements. Il en fournit aussi une grille de lecture théologique. Pour aller plus loin, Jérémie 22 détaille des reproches concrets.

Les injustices dénoncées dans Jérémie 22

Jérémie 22:13-17 accuse Jojakim d’exploiter le travail d’autrui pour bâtir un palais plus vaste et plus luxueux. Le prophète vise ici une injustice sociale mesurable par des actes précis : travail non payé, recherche du prestige et usage abusif de l’autorité. Le reproche porte donc autant sur l’administration du royaume que sur la fidélité religieuse.

Le même passage oppose implicitement Jojakim à son père Josias, présenté comme plus attentif au droit et à la justice. Cette comparaison renforce la portée du jugement. Le roi n’est pas critiqué pour une erreur ponctuelle, mais pour une orientation durable de son pouvoir. Pour aller plus loin, le conflit avec Jérémie montre jusqu’où va cette opposition.

Pourquoi Jérémie critique-t-il autant Jojakim ?

Le livre de Jérémie contient plusieurs passages dirigés contre Jojakim, notamment dans les chapitres 22, 26 et 36. Les critiques portent sur trois axes principaux : l’injustice, la violence contre les serviteurs de Dieu et le refus des avertissements prophétiques. Ce cumul explique l’intensité inhabituelle des reproches.

Le point le plus connu reste l’épisode du rouleau brûlé. Jérémie dicte un texte à Baruch, qui l’écrit puis le fait lire publiquement, conformément à Jérémie 36:4-7. Quand le message parvient au roi, celui-ci le fait lire en sa présence, le découpe morceau par morceau et le jette au feu, selon Jérémie 36:21-23. Pour aller plus loin, les sous-sections suivantes détaillent la persécution des prophètes et cet épisode majeur.

La persécution des prophètes sous son règne

Jérémie 26:20-23 rapporte l’affaire du prophète Urie, fils de Schemaeja. Après avoir prophétisé contre Jérusalem et Juda, Urie fuit en Égypte. Jojakim envoie des hommes le chercher, le fait ramener, puis le fait mettre à mort par l’épée. Ce passage constitue l’une des accusations les plus graves contre le roi.

Le récit montre un pouvoir qui ne se limite pas à ignorer les avertissements religieux. Il cherche à réduire au silence ceux qui les portent. Cette attitude éclaire la dureté du jugement de Jérémie sur Jojakim. Le conflit relève à la fois du politique, du judiciaire et du religieux. Pour aller plus loin, l’épisode du rouleau montre une autre forme de rejet de la parole prophétique.

Jojakim a-t-il ordonné de brûler le livre de Jérémie ?

Le texte de Jérémie 36:21-23 répond clairement par l’affirmative. Après lecture du rouleau, Jojakim coupe le document avec un canif de scribe et jette les fragments dans le feu du brasier d’hiver, jusqu’à destruction complète. Le passage désigne donc directement le roi comme acteur de l’incident.

Le récit ne s’arrête pas là. Jérémie 36:27-32 rapporte que Dieu ordonne ensuite de rédiger un second livre semblable au premier, avec des paroles supplémentaires. Dans la logique du texte, la destruction matérielle du rouleau n’annule donc pas le message prophétique. Cette séquence explique pourquoi Jojakim reste souvent cité comme un roi opposé à la parole de Dieu. Pour aller plus loin, la fin de son règne montre les conséquences politiques de cette période.

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Comment se termine le règne de Jojakim ?

La fin du règne de Jojakim intervient dans un contexte de pression babylonienne croissante. Après sa révolte contre Nabuchodonosor, Juda subit des attaques répétées. Les récits bibliques et les synthèses historiques s’accordent sur un dénouement défavorable, même si les détails exacts de sa mort restent moins développés que pour d’autres rois.

2 Chroniques 36:6 indique que Nabuchodonosor le lia avec des chaînes d’airain pour l’emmener à Babylone. De son côté, Jérémie 22:19 annonce une fin sans honneur funéraire, comparée à celle d’un âne traîné et jeté hors des portes de Jérusalem. Ces données nourrissent l’idée d’une chute brutale et déshonorante. Pour aller plus loin, les sous-sections suivantes distinguent la chute politique et la succession.

La chute du roi face à Babylone

La puissance de Babylone s’impose progressivement à Juda après Carchemish. Quand Jojakim se révolte après environ 3 ans de vassalité, il affronte un empire déjà dominant dans la région. Les raids mentionnés en 2 Rois 24:2 affaiblissent le royaume avant la phase finale de l’intervention babylonienne.

La tradition historique situe sa mort vers 598 av. J.-C., parfois en chemin vers Babylone ou en captivité. Certaines notices modernes évoquent même un possible assassinat, mais les textes bibliques restent plus sobres sur ce point. La certitude principale porte sur la défaite politique et sur l’absence de fin honorée. Pour aller plus loin, la succession par son fils permet de clore la séquence dynastique immédiate.

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Sa mort et la succession par son fils Jojakin

Après Jojakim, le trône revient à son fils Jojakin, aussi appelé Jehoiachin ou Jéconias. 2 Rois 24:8 précise qu’il a 18 ans lorsqu’il devient roi. Son règne est très bref : 3 mois selon 2 Rois, ou 3 mois et 10 jours selon 2 Chroniques 36:9.

Jojakin est ensuite emmené captif à Babylone avec une partie des élites de Juda. Sa captivité dure 37 ans, avant sa libération sous Evil-Merodac, d’après 2 Rois 25:27 et Jérémie 52:31. Cette suite montre que la fin de Jojakim ouvre directement la phase de l’exil babylonien. Pour aller plus loin, il faut distinguer clairement le père et le fils.

Quelle différence entre Jojakim et Jojakin dans la Bible ?

La confusion entre Jojakim et Jojakin est fréquente, car les noms se ressemblent et les deux appartiennent à la même dynastie. Pourtant, les données essentielles les distinguent nettement. Jojakim est le père, fils de Josias, et règne 11 ans. Jojakin est le fils, successeur immédiat, et ne règne que 3 mois avant sa déportation.

Les récits diffèrent aussi par les événements associés. Jojakim est lié à Nékao II, à la vassalité égyptienne puis babylonienne, au conflit avec Jérémie et au rouleau brûlé. Jojakin, lui, reste surtout associé à la captivité de Babylone et à sa libération trente-sept ans plus tard sous Evil-Merodac. Cette distinction chronologique et familiale suffit souvent à éviter les erreurs. Pour aller plus loin, les sources extérieures à la Bible apportent un complément utile.

Quelles preuves historiques existent pour confirmer son règne ?

Les preuves historiques sur Jojakim reposent d’abord sur la convergence entre plusieurs livres bibliques et le contexte proche-oriental connu par ailleurs. 2 Rois 23 à 24, 2 Chroniques 36 et Jérémie décrivent un même enchaînement général : installation par l’Égypte, domination babylonienne après Carchemish, révolte et crise finale. Cette cohérence interne constitue un premier niveau de confirmation textuelle.

Le second niveau vient de l’histoire régionale. La bataille de Carchemish en 605 av. J.-C., le règne de Nékao II en Égypte et celui de Nabuchodonosor II à Babylone sont solidement attestés par l’historiographie du Proche-Orient ancien. Ces repères externes ne prouvent pas chaque détail biographique, mais ils confirment le cadre politique dans lequel le règne de Jojakim s’insère. Pour aller plus loin, les mentions bibliques exactes permettent de localiser le personnage dans les textes.

Où Jojakim est-il mentionné dans la Bible ?

Jojakim apparaît dans plusieurs ensembles bibliques majeurs. Les passages de 2 Rois 23 à 24 et de 2 Chroniques 36 donnent le fil historique principal de son accession, de son règne et de sa chute. 1 Chroniques 3:15-16 le situe dans la généalogie des fils de Josias et de la descendance royale.

Le livre de Jérémie le mentionne à plusieurs reprises, surtout dans les chapitres 22, 26 et 36. Ces textes concentrent les critiques contre sa politique, les accusations d’injustice et l’épisode du rouleau brûlé. Pour une lecture suivie, ces références constituent le noyau documentaire le plus utile. Pour aller plus loin, l’encadré final rassemble les repères essentiels.


Pièges fréquents à éviter sur Jojakim
  1. 1
    Confondre Jojakim et Jojakin. Le premier est le père et règne 11 ans, le second est le fils et règne seulement trois mois avant l’exil.
  2. 2
    Oublier son ancien nom Éliakim. Cette donnée empêche souvent de suivre correctement la succession dans 2 Rois et 2 Chroniques.
  3. 3
    Réduire son règne à un seul empire. Jojakim dépend d’abord de l’Égypte, puis de Babylone après Carchemish.
  4. 4
    Attribuer à Jojakin l’épisode du rouleau brûlé. Jérémie 36 relie cet événement à Jojakim, pas à son fils.
📘
Bilan sur Jojakim
Les repères essentiels pour l’identifier correctement

11 ans
durée du règne

605 av. J.-C.
tournant de carchemish

Jojakim se distingue par quatre repères stables : fils de Josias, roi de Juda pendant 11 ans, souverain d’abord lié à l’Égypte puis à Babylone, et adversaire direct de Jérémie dans plusieurs passages clés.

La vérification la plus utile consiste à distinguer Jojakim, le père au règne long, de Jojakin, le fils au règne très bref.

👑 roi de Juda
📜 conflit avec Jérémie
⛓️ fin sous Babylone

Jojakim occupe une place charnière dans les derniers temps du royaume de Juda. Sa biographie relie la généalogie davidique, la pression des grands empires du Proche-Orient ancien et les grands oracles de Jérémie. La lecture croisée de 2 Rois, 2 Chroniques et Jérémie permet surtout d’éviter les confusions de noms et de replacer son règne dans une chronologie précise.

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